Questions des semaines du 25 juin et du 2 juillet

  •  Pourquoi est-il écrit “sauve qui peut” chez le faisan?

    Yannis Schranz

Cher Yannis,

Le faisan a été introduit pour être chassé. On peut donc s’imaginer que s’il pouvait parler, il crierait “Sauve qui peut” à chaque saison de chasse.

 Tina Cornioley, Dr.

Université de Fribourg

 


  • Bonjour, qu’est-ce que c’est la salmonelle et le staphylocoque?

    Laure et Maïlyne

Chères Laure et Maïlyne,

Les salmonelles et les staphylocoques sont des bactéries qui peuvent provoquer des maladies. Les personnes infectées par des salmonelles souffrent souvent de diarrhée, de vomissements, de fièvre et de maux de ventre. On les attrape en mangeant des aliments contaminés crus ou peu cuits comme des oeufs crus ou de la viande crue. Les staphylocoques sont présents un peu partout autour de nous; sur notre peau, dans les eaux sales, sur le sol, sur des objets sales. Beaucoup d’entre nous sommes porteurs de la bactérie sans être malade mais on peut tomber malade par exemple si une blessure s’infecte. C’est pourquoi il est important de désinfecter les blessures, de se laver souvent les mains, et de ne pas mettre dans la bouche les objets ou aliments qui sont tombés par terre.

 Tina Cornioley, Dr.

Université de Fribourg

 


  • Pourquoi la crevette tueuse elle tue ses papa et maman?

    Melissa Lou

Chère Melissa,

Tu poses certainement cette question parce que sur la fiche de la crevette tueuse il est écrit qu’elle mange même ses proches parents. Cela ne veut pas dire qu’elle mange son papa et sa maman mais d’autres espèces de crevettes qui lui sont aussi apparentées que nous le sommes des gorilles ou des chimpanzés.

 

Tina Cornioley, Dr.

Université de Fribourg

 


  • Pourquoi vous avez fait une exposition sur ça?

    Yannis Schranz

Cher Gideon,

Cette exposition sur les espèces exotiques a pour but de sensibiliser le grand public à un thème qui reçoit peu d’attention mais qui représente un des défis majeurs de notre temps. Les espèces exotiques entraînent - ou peuvent entraîner - d’importants changements à la biodiversité, à notre santé ou à notre économie. Les gens et les marchandises voyagent de plus en plus et avec eux, de plus en plus d’espèces sont déplacées. Savoir quelle nouvelle espèce va poser problème est très difficile et pourtant les conséquences de l’arrivée d’une espèce exotique peuvent être dramatiques. La société a la tâche difficile de décider quelles mesures de prévention et de traitement mettre en place. Il est donc important que le public soit bien renseigné sur ce sujet pour prendre des décisions en connaissance de cause.

 

 Tina Cornioley, Dr.

Université de Fribourg

 


  • Est-ce qu’on peut manger ce gammare?

    Marthe et Johanna

Chères Marthe et Johanna,

Non, la crevette tueuse ne se mange pas. Par contre, certaines espèces de gammare sont utilisés pour faire de la nourriture pour animaux de compagnie comme par exemple pour les tortues.

Tina Cornioley, Dr.

Université de Fribourg

 


  • De quelle région d’Amérique vient le raton laveur et pourquoi on l’appelle comme ça?

Géraldine Fronfroutouon

Chère Géraldine,

Le raton laveur est présent naturellement dans toute l’Amérique du Nord. Il occupe le sud du Canada et la majeure partie des États-Unis, du Mexique et de l’Amérique Centrale. Il doit son nom de raton laveur à la croyance populaire selon laquelle il lave ses aliments avant de les manger. En fait, il se nourrit souvent d’animaux aquatiques, ce qui donne l’impression qu’il trempe ses aliments dans l’eau avant de les manger. On le voit aussi parfois frotter ses aliments entre ses mains, mais c’est pour les pétrir.

Tina Cornioley, Dr.

Université de Fribourg

 


  • Est-ce positif que le gammare se multiplie?

    Marthe

Chère Marthe,

La crevette tueuse est un prédateur vorace et mange une diversité incroyable de petits organismes aquatiques, qu’ils soient indigènes ou exotiques. La présence de la crevette tueuse entraîne donc souvent un déclin des populations d’espèces de gammares indigènes et un appauvrissement local de la biodiversité aquatique. La multiplication de la crevette tueuse est donc généralement une mauvaise nouvelle pour les autres espèces aquatiques.

Tina Cornioley, Dr.

Université de Fribourg

 


  • Pourquoi est-ce qu’il y a des animaux sur terre?

     

    Alceste

Cher Alceste,

C’est une question difficile. On peut dire que l’existence des animaux sur terre est le fruit du hasard et des conditions environnementales passées, c’est ce qu’on appelle l’évolution. Les premières formes de vie sur terre sont apparues il y a quatre milliards d’années quand les conditions chimiques et physiques y étaient favorables. Il s’agit au départ de tout petits organismes à une seule cellule. Petit-à-petit les conditions environnementale et le hasard permettent aux organismes vivants de se diversifier et les premiers animaux apparaissent il y a sept à huit cent millions d’années. Les premiers animaux sont des organismes très simple, sans squelette, comme des éponges ou des méduses. 150 millions d’année plus tard on voit apparaître les animaux avec des squelettes, les vertébrés, comme les dinosaures. Aujourd’hui il y a plus de 1.8 millions d’espèces animales dans le monde, principalement des insectes.

 

Tina Cornioley, Dr.

Université de Fribourg

 


 

  • Pourquoi quand on touche les ailes des papillons ils ne peuvent plus voler?

Laeticia Wolz

 

Chère Laeticia,

Toucher les ailes d’un papillon ne l’empêche pas véritablement de voler, c’est un peu plus compliqué. La poudre qui se dépose sur tes doigts quand tu touches un papillon est en fait des écailles. Hé oui, les papillons ont de toute petites écailles sur leurs ailes qui s’enlèvent dès qu’on les touche. Ces écailles ne servent pas à voler mais donne au papillon sa couleur. La couleur d’un papillon est très importante pour sa survie. C’est ce qui lui permet de tromper ses prédateurs ou de trouver un amoureux. Un papillon aux ailes décoloré risque de se faire manger plus facilement ou de ne pas réussir à fonder une famille. Les papillons te seront donc reconnaissants de ne pas toucher à leurs ailes.

Tina Cornioley, Dr.

Université de Fribourg